Rosa Bonheur, une artiste française pionnière active au XIXe siècle, fait l’objet d’une grande exposition au musée d’Orsay qui s’ouvre mardi. L’exposition, qui honore le bicentenaire de sa naissance, est en partenariat avec le Musée des Beaux-Arts, situé dans la ville natale de Bonheur, Bordeaux.
Bonheur était connu comme un animalière, un artiste qui se concentre sur la représentation des animaux. Ses peintures de bétail, de chats prédateurs et de chevaux l’ont propulsée dans un plan de renommée et de reconnaissance jamais accordé à une femme artiste. En fait, l’impératrice Eugénie s’est personnellement rendue au domicile de Bonheur pour lui remettre la Légion d’honneur, l’ordre de mérite français le plus élevé, et a déclaré que « le génie ne connaît pas de sexe ».
Le voyage de Bonheur vers de tels sommets a cependant été marqué par la tragédie et les difficultés. Selon le texte du mur de l’exposition, la mère de Bonheur est morte d’épuisement après avoir travaillé jour et nuit pour faire vivre sa famille. Le frère aîné, Bonheur était chargé d’assumer les responsabilités familiales.
Cependant, elle était également connue comme une enfant rebelle, un trait qui allait changer sa vie de manière incommensurable. Elle refuse un apprentissage de couturière et exige que son père, qui dirige une petite école d’art, la prenne comme élève. Plus tard dans sa carrière, lorsqu’on lui interdit d’aller aux foires aux animaux, elle les fréquente déguisée en homme. Elle a également vécu comme lesbienne, cohabitant avec sa compagne Nathalie Micas et, après la mort de Micas, avec la peintre américaine Anna Klumpke.
Bonheur est une figure bien-aimée en France et au-delà. Voici cinq œuvres qui ont fait de Bonheur le géant qu’elle est connue pour être aujourd’hui.
